www.justineetsevrin.com

Le duo Justine et Sévrin est né lors d'une soirée endiablée dans une auberge médiévale achalandée de Montréal… Il y a fait la pluie mais surtout le beau temps sous le nom de Hugolin et Morgane.

Ces deux troubadours, possédant respectivement une formation en musique et en interprétation théâtrale, ont depuis fait un voyage dans le temps quelque part en Neuve France et se produisent maintenant au restaurant Fourquet Fourchette de Chambly, mais se déplacent à tout autre endroit où on aura bien voulu se coucher très tard.

Ils continuent d'aligner les cabrioles verbales de leurs contes et de leurs improvisations du moment et de faire danser les festoyés avec leur répertoire constitué de chansons à boire, à rire et à répondre. Entre deux reels de violon et une vieille chanson bretonne, les chansons de la tradition orale du Québec et de la France se conjuguent à merveille à leur esprit festif.

Depuis leur rencontre, ils ont animé plus de 300 événements de tous genres où les gens ont été emportés par leur chaude présence et ont retrouvé, l'espace d'un moment, le goût de leurs racines et la convivialité des veillées d'antan…

Justine et Sévrin
Pérégrinations, le disque

Paru le 25 octobre 2005, Pérégrinations est notre premier album et nous en avons assumé la réalisation. Le titre de l’album fait référence à la Renaissance lorsque les explorateurs employaient ce terme pour désigner leurs « Voyages en terres lointaines ». C’est grâce aux pérégrinations de nos ancêtres que nous vous offrons aujourd’hui un survol des chansons de différents pays de la francophonie. Chansons de marins, de paysans, chansons à boire, chansons pour voyager. Ce voyage en terres lointaines est également un périple en nous-mêmes, porteurs de traditions, et une perception contemporaine inévitable de ces mêmes traditions. Les pièces plus sombres de l’album sont cette visite de l'ombre qui habite toutes les époques et qui révèle aussi ce que nous avons de semblable avec ceux d'autrefois.

Justine et Sévrin - Pérégrinations, le disque -
Points de vente

Restaurant Fourquet Fourchette
www.fourquet-fourchette.com
1887 de Bourgogne
Chambly

265 St-Antoine O
Montréal
(dans le Palais des Congrès)

Les anges vagabonds DISQUAIRE

www.angesvagabonds.com
Tél. : 514-527-8174
1899 Mont-Royal est
Montréal, QC
H2H 1J3

Ateliers Nemesis (vente internet)
www.ateliers-nemesis.com
contact:  ateliers_nemesis@hotmail.com
514-223-5361

Librairie René Martin
Tél. : 450-759-2822
598, rue Saint-Viateur
Joliette, QC 
J6E 3B7

 

Services

Nous proposons nos services de musique et d'animation à quiconque veut offrir ou s'offrir une soirée originale ou désire colorer un événement d'une touche historique. Que ce soit pour un mariage, un anniversaire, un anniversaire de mariage, un party de bureau, une rencontre d'amis, pour un événement corporatif ou lors d'une réunion familiale, nous vous ferons voyager. Nous sommes également disponibles pour des rassemblements publics, des fêtes de quartier, des parades et lors de reconstitutions historiques.

Tarifs

Ils s'ajustent en fonction du nombre de vos convives, du temps de prestation et de votre localisation mais nous nous déplaçons où que vous soyez! Contactez nous pour en discuter.

Pour nous contacter :

Justine et Sévrin
justineetsevrin@hotmail.com

Justine
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Sévrin
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Justine

Je suis née dans une famille ben chrétienne, comme on l'est en Nouvelle-France, dans les environs de 1700 quelques. Quand j'étais toute petite, ma mère m'accrochait sur le mur, comme font les mères précautionneuses, parce que le plancher de nos maisons yé en terre battue. Mon grand-père Garcémas venait me divertir avec ses airs appris y a ben longtemps, d'avant et encore avant.  Il me racontait les histoires de ses chansons, et il m'endormait avec les mélodies.  Dans le village, on l'aimait beaucoup pour sa musique de violon et de ses pieds.  Sans lui à une fête, à la messe ou aux champs pendant les récoltes, les hommes et les femmes avaient pas les mêmes humeurs !

Après ça, j'ai vieilli et il a continué de m'apprendre les belles musiques. J'étais une bonne élève, partout aussi, les sœurs qui me montraient comment il faut écrire pis lire m'aimaient ben, parce que j'allais des fois chanter à la messe les quelques chansons d'Église que mon grand-père y connaissait, pis qu'y m'a appris pour faire plaisir à ma mère.

Jusqu'au jour où ma mère a m'a dit “Ma fille, yé temps que tu rentres au couvent !”.  Ah ben là ! J'vous dis pas la sainte horreur qui m'a pris dans la gorge !  Je me suis demandé ce qu'une pauvre fille comme moi pouvait ben faire. Alors mon grand-père, lui c'est le père de mon père, il m'a dit “Ma p'tite fille, t'es ben trop belle pour t'enfermer avec les nonnes.  Ta mère, a comprend rien.  Je t'en ai appris assez pour que tu fasses autrement !”.  Faut dire que mon grand-père, y'était pas trop d'accord que mon père prenne femme avec elle....  Pis aussi que c'était un original. Mais ça, c'est une autre histoire... Alors là, j'ai compris que je pouvais faire ma vie comme je l'entendais dans ma tête d'apprentis musicailleuse de village, et pis je suis partie dans une nuit, ben triste, mais ben forte.  Pendant longtemps j'ai marché, et pis encore parce que je voulais m'éloigner au plus loin de la seigneurie de ma mère.  Et puis j'ai trouvé du travail dans une auberge, et petit à petit, j'y ai fait ma réputation en apprenant le violon en plus de mes airs.  Et c'est comme qu'un bon soir, y'a Sévrin qu'y s'est amené, fraîchement sorti de sa quarantaine (c'est les poux du bateau !) pour boire quelques bonnes bières pis chanter un peu…

Ça fait que j'y ai dit « Heye, ma mère a pas réussi à me mettre chez les nonnes, tu vas sûrement pas m'attacher avec des histoires de me faire la cour pis vouloir me marier! » Pour la musique, par exemple…

Sévrin

Je suis arrivé en Canada en l'an 1713 à l'âge de 20 ans. Je vous épargne ma vie en France pour piquer au plus court, mais mettons que ça pas été reluisant parce que j'avais du bâdrage à manger... Je peux quand même vous raconter que je suis né de parents humbles, mais ardus paysans, sur les côtes d'Armor, en Bretagne. Je me suis mis à voyager pis je me tirais d'affaire comme crieur public. Un jour j'été pris à braconner pis on a décidé que je serais plus utile à la colonie… À part que j'ai été placé en quarantaine, j'ai pas braillé longtemps parce que je suis capable de bûcher, parce qu'y a rien à mon épreuve pis que je suis pas frileux. J'ai tout de suite su que j'aimerais la liberté ici, en plus du commerce avec les Indiens.

J'ai pas mis de temps à me faire engager sur les bateaux d'approvisionnements qui font la navette de Québec jusqu'à Louisbourg pis de là jusqu'aux Antilles… C'est arrivé deux fois qu'un capitaine français m'a enrôlé, pis à fort prix, pour faire périr l'ennemi. Mais après c'est deux fois là, j'ai ben juré de pus jamais recommencer… C'est reconnu que nous autres, les marins canadiens, on est plus belliqueux vu qu'on a frayé avec l'Iroquois. Mais j'aime ben mieux chasser pis pêcher que d'être sous la voix du roi pis de manger des volées !

En plus de ça, je connais des contes drôles pis des chansons que j'ai retenus de mes séjours sur les navires, quand je courais les chemins pis dans les tavernes du pays. J'ai aussi appris des airs sur une guitare que j'ai trouvée pis je suis capable de jouer semblable à la cour ! Mettons que sans ça, je serais pas ici aujourd'hui, en plus de mes bons services pour la milice.

Y'a pas longtemps, j'ai fait la cour à une violoniste, mais à voulait rien savoir d'autre de moi que mes chansons. Elle a une tête de cochon, mais moi je peux pas m'empêcher de jouer avec elle ! Ça fait que l'intendant y tolère mon célibat juste pour que je divertisse les gens de Montréal, de Québec pis des Trois-Rivières. L'hiver, je suis ben utile au désennui même si y'aurait des curés pour me damner parce les gens préfèrent mes contes de menteries à leurs sermons.